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MessageCe qui vous touche

Envoyé par saby 

MessageCe qui vous touche
jeudi 26 juin 2008 10:09:50
Ici mettez les textes qui vous touchent tout en en spécifiant l'auteur ainsi que le titre du poeme de la prose ou du livre dont c'est tiré. Paroles de chanson mettre titre et auteur et/ou interprete



http://img71.imageshack.us/img71/6925/sabyanizoopo6.png


Je suis contre la paix, c'est en son nom qu'on tue,
Je suis contre les rêves, le jour marche dessus,
Puisqu'il rallonge les robes, je suis contre l'automne... Gaetane
MessageRe: Ce qui vous touche
jeudi 26 juin 2008 23:56:48
bon, allez je me lance, un poème de Boris Vian, un de mes auteurs préférés,

"Je voudrais pas creuver", recueil de vingt-trois poèmes publié en juin 1962






Je voudrais pas crever

Je voudrais pas crever
Avant d'avoir connu
Les chiens noirs du Mexique
Qui dorment sans rever
Les singes a cul nu
Devoreurs de tropiques
Les araignees d'argent
Au nid truffe de bulles
Je voudrais pas crever
Sans savoir si la lune
Sous son faux air de thune
A un cote pointu
Si le soleil est froid
Si les quatre saisons
Ne sont vraiment que quatre
Sans avoir essaye
De porter une robe
Sur les grands boulevards
Sans avoir regarde
Dans un regard d'egout
Sans avoir mis mon zobe
Dans des coinstots bizarres
Je voudrais pas finir
Sans connaitre la lepre
Ou les sept maladies
Qu'on attrape la-bas
Le bon ni le mauvais
Ne me feraient de peine
Si si si je savais
Que j'en aurai l'etrenne
Et il y a z aussi
Tout ce que je connais
Tout ce que j'apprecie
Que je sais qui me plait
Le fond vert de la mer
Ou valsent les brins d'algues
Sur le sable ondule
L'herbe grillee de juin
La terre qui craquelle
L'odeur des coniferes
Et les baisers de celle
Que ceci que cela
La belle que voila
Mon Ourson, l'Ursula
Je voudrais pas crever
Avant d'avoir use
Sa bouche avec ma bouche
Son corps avec mes mains
Le reste avec mes yeux
J'en dis pas plus faut bien
Rester reverencieux
Je voudrais pas mourir
Sans qu'on ait invente
Les roses eternelles
La journee de deux heures
La mer a la montagne
La montagne a la mer
La fin de la douleur
Les journaux en couleur
Tous les enfants contents
Et tant de trucs encore
Qui dorment dans les cranes
Des geniaux ingenieurs
Des jardiniers joviaux
Des soucieux socialistes
Des urbains urbanistes
Et des pensifs penseurs
Tant de choses a voir
A voir et a z-entendre
Tant de temps a attendre
A chercher dans le noir

Et moi je vois la fin
Qui grouille et qui s'amene
Avec sa gueule moche
Et qui m'ouvre ses bras
De grenouille bancroche

Je voudrais pas crever
Non monsieur non madame
Avant d'avoir tate
Le gout qui me tourmente
Le gout qu'est le plus fort
Je voudrais pas crever
Avant d'avoir goute
La saveur de la mort...



"Qui donne ne doit jamais s'en souvenir, qui reçoit ne doit jamais l'oublier."
MessageRe: Ce qui vous touche
dimanche 6 juillet 2008 21:29:53
Merci elisa ce poème est merveilleux et en plus Boris Vian est mon auteur préféré.



http://img207.imageshack.us/img207/7603/elimelabankc2.png
MessageRe: Ce qui vous touche
jeudi 10 juillet 2008 17:57:38
Une chanson me touche particulièrement car elle reflète vraiment ce que je vis tous les jours, en particulier l'avant dernier couplet. Voici les paroles entières. Une dédicace à l'homme qui occupe toutes mes pensées, qui me hante tous les jours, toutes les nuits, à chaque seconde. Il ne verra pas la dédicace, mais bon je la partage avec vous lol

***



Céline Dion, Tu nages


Je connais bien ce regard
Ces yeux qui se ferment par instants
Ces pensées qui nous séparent
Qu'on ne partage même en rêvant

Fixés droits vers l'océan
Peines muettes ou courses d'enfants
Bouts de vie que tu caches
A l'abri dans ton silence
Que brise ma voix, je le sens

J'aimerais tant savoir
Souffler comme le vent
Sur ton doux visage
Faire partir le noir, disparaître le temps
Casser les nuages
Parler même tout bas
Juste pour toi et moi
De petits riens
Mais là-bas
Au loin, tu nages...

Tu nages sans t'arrêter
Dans les eaux profondes, quelque part
Tu nages pour ne pas couler
Et ici-bas, c'est déjà le soir

Et moi j'attends sur le pont
Impuissante et seule si souvent
Moi qui n'aime que ta voix
Petit point sur l'horizon
J'ai peur qu'un jour tu n'reviennes pas


J'aimerais tant savoir
Souffler comme le vent
Sur ton beau visage
Faire se lever l'espoir, les richesses d'avant
Nos plus belles pages
Parler même tout bas
Juste pour toi et moi
Tu te souviens ?
Mais là-bas
Au loin, tu nages...


***



Ben en écrivant les paroles, je me rends compte que même le refrain me correspond smiling smiley

Bisous tout le monde
#
MessageRe: Ce qui vous touche
jeudi 10 juillet 2008 20:23:21
ooooh ma poulette, c'est super joli !!!!
bisous#
MessageRe: Ce qui vous touche
vendredi 11 juillet 2008 16:51:49
encore un de Boris Vian, pour ceux qui apprecient

Ils cassent le monde


Ils cassent le monde
En petits morceaux
Ils cassent le monde
A coups de marteau
Mais ça m'est égal
Ca m'est bien égal
Il en reste assez pour moi
Il en reste assez
Il suffit que j'aime
Une plume bleue
Un chemin de sable
Un oiseau peureux
Il suffit que j'aime
Un brin d'herbe mince
Une goutte de rosée
Un grillon de bois
Ils peuvent casser le monde
En petits morceaux
Il en reste assez pour moi
Il en reste assez
J'aurais toujours un peu d'air
Un petit filet de vie
Dans l'oeil un peu de lumière
Et le vent dans les orties
Et même, et même
S'ils me mettent en prison
Il en reste assez pour moi
Il en reste assez
Il suffit que j'aime
Cette pierre corrodée
Ces crochets de fer
Où s'attarde un peu de sang
Je l'aime, je l'aime
La planche usée de mon lit
La paillasse et le châlit
La poussière de soleil
J'aime le judas qui s'ouvre
Les hommes qui sont entrés
Qui s'avancent, qui m'emmènent
Retrouver la vie du monde
Et retrouver la couleur
J'aime ces deux longs montants
Ce couteau triangulaire
Ces messieurs vêtus de noir
C'est ma fête et je suis fier
Je l'aime, je l'aime
Ce panier rempli de son
Où je vais poser ma tête
Oh, je l'aime pour de bon
Il suffit que j'aime
Un petit brin d'herbe bleue
Une goutte de rosée
Un amour d'oiseau peureux
Ils cassent le monde
Avec leurs marteaux pesants
Il en reste assez pour moi
Il en reste assez, mon cœur



"Qui donne ne doit jamais s'en souvenir, qui reçoit ne doit jamais l'oublier."
MessageRe: Ce qui vous touche
vendredi 11 juillet 2008 17:24:02
super tes textes elisa



Modifié 1 fois. Dernière modification le 11/07/08 17:26 par meloveyou16.#
MessageRe: Ce qui vous touche
jeudi 24 juillet 2008 04:19:00
merci pour tous ces beaux textes.



http://img207.imageshack.us/img207/7603/elimelabankc2.png
MessageRe: Ce qui vous touche
vendredi 25 juillet 2008 13:59:50
merci j'adore boris vian vos textes sont superbes exelent choix bisous



http://img183.imageshack.us/img183/1876/chamaban1cd2.png
MessageRe: Ce qui vous touche
vendredi 1 août 2008 11:56:03
Coucou ^^

Alors moi 2 chansons qui raconte un peu ce que je ressens ^^

La première : Il n'y a que toi , de Pauline

C'est comme une ombre
Quand je regarde le soleil
Un ciel trop sombre
Je ne trouve plus le sommeil
Comme une vertige
Je perd le contrôle de mon coeur
Je me dirige mais pense toujours à faire une erreur

Il n'y a que toi
Qui peut illuminer ma route
Quand t'es pas là
Je suis toujours dans le doute
Il n'y a que toi
Qui pourra me delivrer
Quand t'es pas là
Je ne fais toujours qu'espérer

C'est comme un film
Dont je ne comprends pas l'histoire
Je perds le fil
Et tout est flou dans ma mémoire
C'est comme la pluie
Triste et mélancolique
C'est comme l'ennuie
Malveillant et diabolique


Il n'y a que toi
Qui peut illuminer ma route
Quand t'es pas là
Je suis toujours dans le doute
Il n'y a que toi
Qui pourra me delivrer
Quand t'es pas là
Je ne fais toujours qu'espérer

Comme une faiblesse
Sans toi je ne peux plus me relever
Un rien me blaisse
Je voudrais que tu viennes me proteger
C'est comme un coup
Où la douleur reste a jamais
Où sur mes joues
Les larmes restent gravées
Il n'y a que toi
Qui peut illuminer ma route
Quand t'es pas là
Je suis toujours dans le doute
Il n'y a que toi
Qui pourra me delivrer
Quand t'es pas là
Je ne fais toujours qu'espérer (x3)

La deuxième :
c'est pour une nuit de L,E

Je pense à lui ce soir,
La solitude est venue me voir
Si mon amour a tort,
Est-ce que mon âme aimera encore ?
Car il est celui,
Il est l'homme sans qui,
Tout s'éteint dans mon corps
Je donnerais ma vie,
Mes jours,
Pour une nuit

[Répétition] :
Je lui donnerais mes rêves,
Pour ses lèvres sur mes lèvres
Je risquerais mon âme,
Mes espoirs et j'épuiserais mes larmes
Je donnerais toute ma vie,
Pour qu'il m'aime une nuit

J'ai vu dans son regard,
Imaginé le début d'une histoire
Je ressens sa présence,
Près de moi, effaçant les distances
Car il est celui,
Il est l'homme sans qui tout s'éteint
Et s'enfuit
Je donnerais ma vie,
Mes jours, pour une nuit

Je lui donnerais mes rêves,
Pour ses lèvres sur mes lèvres
Je risquerais mon âme,
Mes espoirs et j'épuiserais mes larmes
Je donnerais toute ma vie,
Pour qu'il m'aime une nuit

{Choeurs}

Je lui donnerais toute ma vie,
Pour qu'il m'aime juste une nuit

Je donnerais ma vie,
Mes jours,
Pour une nuit

Je lui donnerais mes rêves,
Pour ses lèvres sur mes lèvres
Je risquerais mon âme,
Mes espoirs et j'épuiserais mes larmes
Je donnerais toute ma vie,
Pour qu'il m'aime une nuit

Je donnerais ma vie,
Je mourrais pour lui
Pour lui, pour lui...
Je mourrais pour lui...

voilà Bisousss#
MessageRe: Ce qui vous touche
mardi 5 août 2008 17:38:54
coucou à tous, une chanson, pas toute jeune (1925) qui m'a toujours largement remuée

Interprète : Berthe Sylva
Paroles: Ch.L.Pothier. Musique: Léon Raiter

Les roses blanches

C'était un gamin, un gosse de Paris,
Pour famille il n'avait qu' sa mère
Une pauvre fille aux grands yeux rougis,
Par les chagrins et la misère
Elle aimait les fleurs, les roses surtout,
Et le cher bambin tous les dimanche
Lui apportait de belles roses blanches,
Au lieu d'acheter des joujoux
La câlinant bien tendrement,
Il disait en les lui donnant :

"C'est aujourd'hui dimanche, tiens ma jolie maman
Voici des roses blanches, toi qui les aime tant
Va quand je serai grand, j'achèterai au marchand
Toutes ses roses blanches, pour toi jolie maman"

Au printemps dernier, le destin brutal,
Vint frapper la blonde ouvrière
Elle tomba malade et pour l'hôpital,
Le gamin vit partir sa mère
Un matin d'avril parmi les promeneurs
N'ayant plus un sous dans sa poche
Sur un marché tout tremblant le pauvre mioche,
Furtivement vola des fleurs
La marchande l'ayant surpris,
En baissant la tête, il lui dit :

"C'est aujourd'hui dimanche et j'allais voir maman
J'ai pris ces roses blanches elle les aime tant
Sur son petit lit blanc, là-bas elle m'attend
J'ai pris ces roses blanches, pour ma jolie maman"

La marchande émue, doucement lui dit,
"Emporte-les je te les donne"
Elle l'embrassa et l'enfant partit,
Tout rayonnant qu'on le pardonne
Puis à l'hôpital il vint en courant,
Pour offrir les fleurs à sa mère
Mais en le voyant, une infirmière,
Tout bas lui dit "Tu n'as plus de maman"
Et le gamin s'agenouillant dit,
Devant le petit lit blanc :

"C'est aujourd'hui dimanche, tiens ma jolie maman
Voici des roses blanches, toi qui les aimais tant
Et quand tu t'en iras, au grand jardin là-bas
Toutes ces roses blanches, tu les emporteras"#
MessageRe: Ce qui vous touche
mercredi 6 août 2008 08:07:59
j'ai ete bercée par cette chanson des mon enfance ma mere n'ecoutait que berthe sylva et a chaque fois je pleurais en ecoutant cette chanson ainsi que d'autre de cette chanteuse tel que" mon vieux pataud "dedié pour un chien et "du gris" cette chanson etait la prefere de mon grand pere qui est mort quand j'avais deux ans d'un cancer de la gorge d'avoir fumé trop de gris justement et elle me chamboule aussi cette chanson dommage que les jeunes generations ne connaissent pas ces textes!!!merci babe de m'avoir permis avec ce texte de la rechanter en te lisant bisous



http://img394.imageshack.us/img394/6281/melekbettybanvu4.gif

"Si le monde n'était que amour,il n'y aurait pas de guerre,mais l'homme aime trop détruire."
MessageRe: Ce qui vous touche
mercredi 6 août 2008 09:14:15
pour moi une chanson
cadeau interprete par marie la foret



{Parlé: Marie Laforêt:}
Hier soir, dans la cuisine,
je préparais le dîner, quand mon petit garçon est entré.
Il m'a tendu un morceau de papier griffonné.
J'ai essuyé mes mains sur mon tablier,
et je l'ai lu. Et voici ce qu'il disait :

{Parlé: L'enfant:}
Pour avoir fait mon lit toute la semaine 3 francs
Pour avoir été aux commissions 1 franc
Pour avoir surveillé le bébé pendant que toi tu allais aux commissions 1 franc 25
Pour avoir descendu la corbeille à papiers 75 centimes
Pour avoir remonté la corbeille à papiers 1 franc et 10 centimes
Pour avoir arrosé les fleurs sur le balcon 25 centimes
Total 9 francs et 85 centimes.

{Parlé: Marie Laforêt:}
Je l'ai regardé, il se tortillait en mâchant son crayon
et une foule de souvenirs sont revenus à ma mémoire.
Alors j'ai repris son crayon, j'ai retourné la feuille et voilà ce que j'ai écrit :

{Chanté: Marie Laforêt:}
Pour neuf mois de patience et douze heures de souffrance
CADEAU
Pour tant de nuits de veille, surveillant ton sommeil
CADEAU
Pour les tours de manège, les jouets, le collège
CADEAU
Et quand on fait le tour, le total de mon amour,
C'est CADEAU

{Parlé: Marie Laforêt:}
Quand il a eu fini de lire, il avait un gros chagrin dans les yeux.
Il a levé la tête et a dit :

"M'Man, je t'aime très beaucoup"

Il a repris son papier, l'a retourné, et en grosses, grosses lettres,
a marqué :

"CADEAU"

{Chanté: Marie Laforêt:}
Et quand on fait le tour, le total de l'amour,
C'est CADEAU, C'est CADEAU#
MessageRe: Ce qui vous touche
mercredi 6 août 2008 09:26:13
mamy ta raison cette chanson me fait pleurer aussi surtout par rapport a mes enfants qui eux ne m'ont jamais de cadeau!!!!



http://img394.imageshack.us/img394/6281/melekbettybanvu4.gif

"Si le monde n'était que amour,il n'y aurait pas de guerre,mais l'homme aime trop détruire."
MessageRe: Ce qui vous touche
mercredi 6 août 2008 09:29:08
merci babe et bonnemamy de faire decouvrir ces textes à nos jeunes anizooliens et aux moins jeunes de les relire
bisous



"Qui donne ne doit jamais s'en souvenir, qui reçoit ne doit jamais l'oublier."
MessageRe: Ce qui vous touche
samedi 25 octobre 2008 15:19:05
alors moi j'aime beaucoup de chose loll

je vais vous mettre quelques chansons des charts(dont le chateur n'est ni plus ni moins que calogero)

AIME-MOI ENCORE

Là tes cheveux qui me frôlent
Mon visage sur ton épaule
Donne moi de ta chaleur
Contre ta peau sur ton coeur

Toi si fragile et si belle
Emmène moi sous ton aile
Je veux que tu me protèges
Du mauvais sort des sortilèges

Tous nos démons nos délires
Pour le meilleur et même pour le pire
Le pire
Je n'en ai pas peur

Je deviens fou je deviens fort
Je suis déjà saoul j'en veux encore
Encore
Que tu m'aimes encore

Comme un animal blessé
Lèches moi le bout du nez
De mes cauchemars de mes rêves
Réveilles moi du bout des lèvres

Sans le savoir d'un sourire
Tu me touches je te désire
Là ton ventre qui palpite
Sous des vagues d'eau bénite

Tous nos démons nos délires
Pour le meilleurs et même pour le pire
Le pire
Je n'en ai pas peur

Je deviens fou je deviens fort
Je suis déjà saoul j'en veux encore
Encore
Que tu m'aimes encore.

encore...


(Ph.Gaillard/Charts)


FLEURS DE LYS


Sur ma joue
Coule une larme
Comme une rivière
Qui rejoint l'amer

Comme un goût
De vague à l'âme
Comme une colère
Qui se libère

Je garde sur le coeur
Deux fleurs de lys
Frère et soeur de vingt ans
Deux colombes qui s'envolent

Oh j'ai là sur le coeur
Deux fleurs de lys
Brisées dans leur élan
Et rien ne me console.

Ce soir tous les désespoirs
Me sont permis
Sans ironie

Rendez-vous un autre soir
En d'autre vie
A l'infini

Je garde sur le coeur
Deux fleurs de lys
Frère et soeur de vingt ans
Deux colombes qui s'envolent

Oh j'ai là sur le coeur
Deux fleurs de lys
Brisées dans leur élan
Et rien ne me console.


(Ph.Gaillard/Charts)




JEUNES VOYAGEURS


Sur des murs d'indifférence
La pluie va effacer
Des questions sans importance
Graffitis délavés
Les gens pressés par l'orage
Rentrent allumer leur télé...

Que faire de notre vie
A quoi sert d'être ici
Qui nous apprend vraiment
Qui dit vrai qui nous ment ?

Là dans les lignes de nos mains
Sont-ils gravés nos destins ?

Toi et moi sur la terre
Jeunes voyageurs
Laissés là par hasard
Peut-être par erreur

Toi et moi sur la terre
Jeunes voyageurs
Dans la tête pleins de rêves
D'illusions en couleurs.

Que faire de nos idées
Qui veut nous écouter
Si c'est chacun pour soi
A quoi sert d'être là ?

Et dans les étoiles au loin
Sont-ils tracés nos chemins ?

Toi et moi sur la terre
Jeunes voyageurs
Laissés là par hasard
Peut-être par erreur

Toi et moi sur la terre
Jeunes voyageurs
Dans la tête pleins de rêves
D'illusions en couleurs.

Sur des murs d'indifférence
La pluie va effacer
Des questions sans importance
Graffitis délavés.


(Ph.Gaillard/Charts)




GANDHI


Sur les eaux du Gange
Les fumées s'évaporent
Etrange mélange
De vie et de mort

Immuable beauté
D'une enfant qui s'endort
Le nez percé
D'un anneau d'or

Juste une page d'amour
Dans l'histoire des hommes
Avec leur souffrance
Un souffle de vie
Comme un sursis

Juste une page d'amour
Dans l'histoire des hommes
Moment d'innocence
Instant d'infini
Comme un défi

Vieillard étendu
Caressé par les flammes
Le temps s'est tû
Quand se sont tues les armes

Vers le soleil rouge
S'envolera son âme
Plus rien ne bouge
On entend que des larmes

Juste une page d'amour
Dans l'histoire des hommes
Minute de silence
Au milieu du bruit
Comme un abri

Juste une page d'amour
Dans l'histoire des hommes
Une page blanche
Abimée, salie
Comme un mépris

Juste une page d'amour
Dans l'histoire des hommes
Face à leur violence
Face à leur folie
Il nous sourit

Juste une page d'amour
Dans l'histoire des hommes
Sa main comme une chance
Qu'on a pas saisie.
Mahatma GANDHI...


(Ph.Gaillard/Charts)#
MessageRe: Ce qui vous touche
samedi 25 octobre 2008 15:22:13
toujours les charts



HAUTBOIS DORMANT


Je me suis réveillé
D'un long sommeil au bois dormant
Pour te trouver
J'ai traversé la nuit des temps

Et si j'étais
Resté cet enfant d'autrefois
Je n'aurais jamais su pourquoi
Jamais, jamais, jamais
Pourquoi c'était si lourd
D'être ici bas.

Et chaque été
Le soleil glacé par le vent
J'aurais croisé
De longs silences lancinants

Et si j'étais
Resté cet enfant d'autrefois
Je n'aurais jamais eu de joie
Jamais, jamais, jamais
Je n'aurais vu le jour
Comme je te vois.

Je me suis réveillé
D'un long sommeil au bois dormant
J'avais rêvé
De n'être plus qu'un ange blanc

Et si j'étais
Resté cet enfant d'autrefois
Que jamais tu ne connaîtras
Jamais, jamais, jamais
Je n'aurais eu d'amour
Je serais seul

Jamais
Je n'aurais eu d'amour
Je serais sans toi.


(Ph.Gaillard/Charts)





TOUS CES PETITS RIENS


A ce jour où j'ai fumé
Ma première cigarette

Pour mes premiers potes
Ma première mobylette

Premier retard, premier savon
Mon père en pétard à la maison

A mes premières notes
Mes premiers essais de poète

Pour mon premier groupe
Et nos premières répètes

Premières frimes et premiers déboires
Premières cuites et rêves de gloire.

Tous ces petits riens
Petits bonheurs
Petits chagrins
Mon réconfort
Mes vrais copains

Tous ces petits riens
Bouts de ficelle
Bouts de chemin
Mon seul trésor
Mes seuls vrais liens

A ce premier mai
De mille neuf cent quatre vingt sept

Pour dix balles de muguet
Elle s'est payée ma tête

A la première fille dans mes bras
Pour la peur qu'elle se moque de moi

Tous ces petits riens
Petits bonheurs
Petits chagrins
Mon réconfort
Mes vrais copains

Tous ces petits riens
Bouts de ficelle
Bouts de chemin
Mon seul trésor
Mes seuls vrais liens


(Ph.Gaillard/Charts)





INSOMNIE


Toutes ces ombres dans les coins de la pièce
Je cherche mon corps quelque part en toi
Pour enfin m'endormir dans tes caresses
J'ai peur du noir quand je suis avec moi

Quand le jour s'éloigne je ne comprends plus
Et je me noie de sueurs inutiles
J'entends un bruit soudain les bras tendus
Je retiens un cri je ne respire plus

Oh doucement dans l'insomnie
Je voudrais retrouver mes traces
Au bord d'un gouffre je m'affaiblis
Et pourtant rien ne me menace

Lentement passent les heures
Je suis loin de nos paysages
Et je me perds au fond de la peur
Dans la pâleur de mon visage

Un frisson terrible sur ma peau livide
Je marche à l'envers je voudrais avancer
Enfin sans peur me jeter dans le vide
J'aimerais tant pouvoir me dépasser

Oh doucement dans l'insomnie
Je voudrais retrouver mes traces
Au bord d'un gouffre je m'affaiblis
Et pourtant rien ne me menace

Lentement passent les heures
Je suis loin de nos paysages
Et je me perds au fond de la peur
Dans la pâleur de mon visage

Oh doucement dans l'insomnie
Je voudrais retrouver mes traces
Au bord d'un gouffre je m'affaiblis
Et pourtant rien...


(C.Maurici/Charts)





NOTRE MONDE A NOUS


Il fait froid dehors
Réchauffons nos corps

Cette chaleur que l'on gâche
Ce soleil qu'on se cache
Pour le chercher ailleurs...

Dans notre monde à nous
Le soleil est partout
Dans chacun de nous

Même si ce monde est fou
Pas toujours très doux
Il est fait comme nous

Il n'est pas trop tard
Récrivons l'histoire
Si la vie s'éloigne
Que la peur nous gagne

C'est la loi du plus fort
Qui frappera encore
C'est nous qui aurons tort...

Dans notre monde à nous
Des chiens et des loups
Il y en a partout

Même si on rit de nous
Que les vents nous secouent
Faut rester debout

Dans notre monde à nous
Le soleil est partout
Dans chacun de nous

Même si ce monde est fou
Pas à notre goût
Il est fait pour nous
Par nous...


(Ph.Gaillard/Charts)#
MessageRe: Ce qui vous touche
mercredi 29 octobre 2008 20:28:35
Coucou

Voilà une chanson que j'aime beaucoup

Elle représente pour moi du vécu

C'est de Patrick Bruel : Tout s'efface

Je vais t'attendre au coin d'la rue
À l'heure où les lumières s'éteignent
Quand tu auras trop dansé, trop bu

À l'heure où ne restera plus
Que mon bras pour poser ta peine,
On partira ensemble une fois de plus

Tu m'embrasseras comme je déteste,
Avec cette tendresse que tu mets si bien
Entre toi et moi

Bien sûr que le temps a passé,
Que notre histoire est terminée...
Peut-être, mais peut-être pas pour moi

[Refrain] :
Même si je sais que tout s'efface
Tu reste là et rien ne passe...
Tu m'aimes bien, je t'aime tout court
La différence s'appelle l'amour

Trois tours d'périph, fenêtre ouverte
J'vois passer c'qu'on aurait pu être
Oui, je t'en veux, mais moins qu'à moi

Et puis pourquoi m'avoir rappelé
Pourquoi revenir me chercher
Pour te voir rire, te voir pleurer sans moi...

Tu veux pas d'moi, tu veux pas m'perdre,
Alors ce choix, j'le fais pour toi
C'est moi qui pars

[Refrain]

Même si je sais que tout s'efface
Tu le disais, chacun sa place...
Tu m'aimes bien, je t'aime tout court
La différence s'appelle l'amour

Laisse-moi venir de temps en temps
Laisse-moi me dire qu'c'est comme avant...
Laisse-moi partir, même si je ments,
Laisse-moi me dire qu'avec le temps...

Même si je sais..
#
MessageRe: Ce qui vous touche
samedi 15 novembre 2008 04:42:22
Hello!

Un texte que j'ai entendu pour la première fois à la radio en voiture et j'ai du m'arrêter sur le bas-côté car les larmes m'empêchaient de continuer...

Pères et Mères
Grand Corps Malade (et sa voix extraordinairement chaude...)

Depuis la nuit des temps l'histoire des pères et des mères prospèrent
Sans sommaire et sans faire d'impairs, j'énumère pèle-mêle, Pères Mères

Il y a des pères détestables et des mères héroïques
Il a des pères exemplaires et des merdiques
Il y a les mères un peu père et les pères maman
Il y a les pères intérimaires et les permanent
Il y a les pères imaginaires et les pères fictions
Et puis les pères qui coopèrent à la perfection
Il y les pères sévères et les mercenaires
Les mères qui interdisent et les permissions
Y'a des pères nuls et des mères extra, or dix mères ne valent pas un père

Même si dix pères sans mère sont du-per (perdu) c'est clair
Y'a des pères et des beaux-pères comme des compères qui coopèrent
Oubliant les commères et les langues de vipère
Il y a les « re-mères » qui cherchent des repères
Refusant les pépères amorphes
Mais les pauvres se récupèrent les experts (ex-pères) du divorce
Il y a les pères outre-mère qui foutent les glandes à ma mère
Les pères primaires, les perfides, les personnels qui ont le mal de mère
Ceux qui laissent les mères vexent et les perplexes
Moi mon père et ma mère sont carrément Hors-pairs
Et au milieu de ce récit
Je prends quelques secondes je tempère
Pour dire à mon père et à ma mère merci

Il y une mère candide et un père aimable
Il y une mère rigide et imperméable
Il y a des pères absent et des mères usées
Il y a des mères présentes et des perfusés
Il y a des mères choyées et des mères aimées
Il y a des pères fuyants et des périmés
Il y a la mère intéressée et la mère ville
L'argent du père en péril face à la mercantile
Il y a les pensions alimentaires, les « pères crédit »
Des pères du week-end et des mercredi
Y'a des pères hyper-fort et des mères qui positivent
Ou les coups de blues qui perforent les mères sans pères-pectives
Mais si les persécutés, le père sait quitter
Et si la mère pleure c'est l'enfant qui perd
Mais si la mère tue l'amertume la magie s'éveille
Et au final qu'elle soit jeune ou vielle la mère veille (merveille)
Moi mon père et ma mère sont carrément Hors-pairs
Et au milieu de ce récit
Je prends quelques secondes je tempère
Pour dire à mon père et à ma mère merci

Il y a les mères qui désespèrent à cause des amourettes
Perpétuellement à la recherche d'un homme à perpet'
Il y a la mère célibataire persuadé de n'être personne
Et qui attends que dans ses chimères que derrière la porte un père sonne
Il y a les mères soumises et les pères pulsions
Il y a les mères battues et les percussions
Il y a les mères en galère à cause des pervers, des perturbés
Alors il y a la mère qui s'casse si elle est perspicace
En revanche, si le père et la mère s'acoquine et vont se faire mettre si je peux me permettre
La tension est à dix milles ampères
Car quand le père est en mère et que la mère obtempère
C'est la hausse du mercure car le père percute et la mère permute
Le père tend sa perche et la mère se rit de cette performance, de ce perforant impertinent
Elles sont les péripéties du père dur face à l'effet mère (l'éphémère)
Moi mon père et ma mère sont carrément Hors-pairs
Et au milieu de ce récit
Je prends quelques secondes je tempère
Pour dire à mon père et à ma mère merci


Biz#
MessageRe: Ce qui vous touche
mardi 9 décembre 2008 20:17:03
Oh Mamy ! Oh Mamy, Mamy blue
Oh Mamy blue ! Oh Mamy blue !
Où es-tu, où es-tu Mamy blue ?
Oh Mamy blue !

Je suis partie un soir d'été
Sans dire un mot, sans t'embrasser
Sans un regard sur le passé

Dès que j'ai franchi la frontière
Le vent soufflait plus fort qu'hier
Quand j'étais près de toi ma mère

Oh Mamy ! Oh Mamy, Mamy blue
Oh Mamy blue ! Oh Mamy blue !
Où es-tu, où es-tu Mamy blue ?
Oh Mamy blue !

Et aujourd'hui je te reviens
Oui, j'ai refait tout le chemin
Qui m'avait entraînée si loin

Tu n'es plus là pour me sourire
Me réchauffer, me recueillir
Et je n'ai plus qu'à repartir

Oh Mamy ! Oh Mamy, Mamy blue
Oh Mamy blue ! Oh Mamy blue !
Où es-tu, où es-tu Mamy blue ?
Oh Mamy blue !

Et le temps a passé
Et Mamy blue s'est en allée

La maison a fermé ses yeux
Le chat et les chiens sont très vieux
Et ils viennent me dire adieu

Je ne reviendrai plus jamais
Dans ce village que j'aimais
Où tu reposes désormais

Oh Mamy ! Oh Mamy blue !
Oh Mamy blue !#
MessageRe: Ce qui vous touche
mardi 9 décembre 2008 23:30:12
Je suis contre la paix
C'est en son nom qu'on tue
Je suis contre les rêves
Le jour marche dessus
Je suis contre les bras
Je sens qu'ils m'emprisonnent
Puisqu'il rallonge les robes
Je suis contre l'automne

Je suis contre le beau
Il rend le reste afreux
Contre l'amour aussi
Il fait des malheureux
Je suis contre le bleu
Quand blanc rouge vient derrière
Puisqu'elle cache les requins
Je suis contre la mer

Et je suis contre toi
Et je suis contre toi
Pourtant tu m'aimes
Et je suis contre toi
Tout contre même

Je suis contre l'avenir
Parce qu'y serais vieille
Et contre le passé
Tant de monstres y sommeillent
Je suis contre L'Eden
Car j'ai peur des serpents
Puisqu'ils sont comme moi
Je suis contre les gens

Je suis contre la vie
La mort est moins cruelle
Et contre les oiseaux
Parce que je n'ai pas d'ailles
Je suis contre la joie
Elle n'est que passagère
Puisqu'elle tourne en rond
Je suis contre la terre

Et je suis contre toi
Et je suis contre toi
Pourtant tu m'aimes
Et je suis contre toi
Tout contre même

Je suis contre la paix
C'est en son nom qu'on tue
Je suis contre les rêves
Le jour marche dessus
Je suis contre les bras
Je sens qu'ils m'emprisonnent
Puisqu'il rallonge les robes
Je suis contre l'automne


Gaetane abrial winking smiley




http://img71.imageshack.us/img71/6925/sabyanizoopo6.png


Je suis contre la paix, c'est en son nom qu'on tue,
Je suis contre les rêves, le jour marche dessus,
Puisqu'il rallonge les robes, je suis contre l'automne... Gaetane
MessageRe: Ce qui vous touche
mardi 9 décembre 2008 23:30:47
Pendant qu'on s'embrassait
Combien de guerres ont commencé
Combien de bombes tombées
Sur la maternelle d'à côté
Pendant qu'on s'embrassait
Combien de peuples abandonnés
Ont disparu de la planète
Jeux de mains, jeux de machettes

Pendant qu'on s'embrassait
Combien de vols à main armée
Combien de "c'est la vérité"
Derrière le dos mes doigts croisés
Pendant qu'on s'embrassait
Combien d'animaux massacrés
D'espèce tombées aux oubliettes
Pour l'ivoire d'un jeux d'échec

Tout ce qui peut arriver
Pendant un seul baiser
Ne prenons pas le risque
De recommencer
Tout ce qui peut arriver
Pendant un seul baiser
Arrêtons le massacre
Partons de notre côté

Pendant qu'on s'embrassait
Combien d'affiches partout collées
De forêts dévastées
Pour une promo de fin d'année
Pendant qu'on s'embrassait
Combien de coeurs se sont brisés
De sentiments réduits en miettes
Passés à la moulinette

Tout ce qui peut arriver
Pendant un seul baiser
Ne prenons pas le risque
De recommencer
Tout ce qui peut arriver
Pendant un seul baiser
Arrêtons le massacre
Partons de notre côté

Pendant qu'on s'embrassait
La terre a-t-elle vraiment tourné ?
Ou s'est-elle arrêée
Dès que nos yeux se sont fermés
Pendant qu'on s'embrassait
Le temps a-t-il vraiment passé
Si l'on faisait un dernier test
Un petit baiser peut-être...


Gaetane abrial




http://img71.imageshack.us/img71/6925/sabyanizoopo6.png


Je suis contre la paix, c'est en son nom qu'on tue,
Je suis contre les rêves, le jour marche dessus,
Puisqu'il rallonge les robes, je suis contre l'automne... Gaetane
MessageRe: Ce qui vous touche
mardi 9 décembre 2008 23:31:38
Tu me déstabilise
Tu mets mon monde à l’envers
Tu me dérègle les balises
J’ai perdu tous mes repères
Dans le bleu de tes yeux je me noie
(et la soudain je ressens…)
Le mal de mer des huitres
Le vertige de l’aigle
Je deviens une abeille allergique
Une loutre aquaphobique
Un hyène qui aurait du cœur
Un huissier pris par les remords

C’est tous les faits
C’est l’effet que tu me fais
Quand je ne suis plus dans tes bras
Je ressens
Le spleen du calamar
Après l’accouplement

Mes bouclettes se défrisent
Quand tu quitte mon atmosphère
Je panique c’est la crise
En chute libre dans un trou d’air
Loin du bleu de tes yeux je me noie
(Et la je me sens comme…)
Un scorpion romantique
Un requin végétarien
Une taupe clostrophobique
Un renard sentimental
Un lapin tantrique
Un vautour au cœur de velours

Ce bestiaire fatal foi d’animal
Me traverse le corps
Quand je ne suis plus dans tes bras
Le spleen du calamar
Après l’accouplement

C’est tous les faits
C’est l’effet que tu me fais
Quand je ne suis plus dans tes bras
Je ressens
Le spleen du calamar
Après l’accouplement


Gaetane Abrial




http://img71.imageshack.us/img71/6925/sabyanizoopo6.png


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